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Mon premier tatouage à l'âge de 14 ans, expérience mitigée !

Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été intéressée par les modifications corporelles. Bien qu'ayant seulement 18 ans, mon corps porte déjà plusieurs stigmates de modifications plus ou moins réussies !

Une des premières a été mon tatouage pour mon anniversaire, le jour de mes 14 ans. A cette époque je ne m'intéressais pas autant au tatouage qu'aujourd'hui. N'empêche que j'en voulais un. Par caprice ? Peut-être. Un mois avant l'acte, je fouillais dans tous les magazines de flash pour trouver un motif un temps soit peu plaisant. Mon père était décédé un an et demi plus tôt et j'avais à l'esprit de trouver un motif qui lui rendrais hommage mais rien de ce qu'il y avait dans les flashs ne me plaisait au point que je me le fasse tatouer. Aujourd'hui, ce tatouage pour mon père est fait et j'en suis très heureuse.

En fait, je me décida chez un tatoueur autre que celui qui m'as piqué, pour un dragon posé sur un nuage. Sur mon ventre. Mais ma mère refusa. Un grand merci éternel pour ma mère qui ce jour-là m'empêcha de faire une des plus grosses conneries de ma vie ! Un dragon sur le ventre... non mais quelle idée !

Une semaine après mon anniversaire, je me suis rendu avec ma mère chez Moustik Tattoos, un studio à deux pas de chez moi, aujourd'hui il est basé à la Roche Sur Yon en Vendée, mais à l'époque il se trouvait à Rezé, à côté de Nantes. Je me suis battue avec ma mère car je voulais des ailes sur les omoplates et elle n'était pas d'accord. Au final, j'ai choisis un motif tribal assez imposant, dans le bas du dos (très original me direz-vous).

En fait je n'avais pas vraiment beaucoup de choix concernant le motif, car ce jeune tatoueur m'avait dit qu'il serait impossible de me faire tatouer de la couleur... je suis métisse mais ma peau est assez claire quand même. La preuve, j'ai aujourd'hui une demie-manche new-school très colorée sur mon bras.

Je ne m'en rend compte qu'aujourd'hui, mais c'est quand même assez incroyable qu'un tatoueur accepte de piquer une gamine de quatorze ans à peine ! Je traînais souvent dans son studio pour parler avec lui, acheter des écarteurs... et ma mère s'était fait tatouer une grande pièce peu de temps avant moi chez lui. Mais bon...

J'arrive donc là-bas, j'attend un peu et Moustik, le tatoueur, me fait finalement entrer dans la pièce réservée aux tatouages. Il me rase le bas du dos, prépare un stencil de mon motif tribal, que j'avais modifié moi-même, et me l'applique dans le bas du dos. Je vais voir ce que ça donne, parfait, et après quelques autres manipulations techniques et procédure de stérilisation, il attaque et trace la première ligne.

Oh mon dieu ! De quelle naïveté avais-je fais preuve ! Ca faisait bien plus mal que ce que je pensais ! Une lame de rasoir qui trace des lignes dans ma peau! Il faut dire qu'à l'époque je n'avais même pas un petit piercing et question gestion de la douleur c'était pas encore ça ! Je détestais le bruit du dermographe, le mouchoir plein de sang, je détestait le groupe de métal symphonique en fond sonore, je détestais tout! Pendant toute la scéance, j'ai mordu mon écharpe en transpirant. Même la pause faite à la moitié du tatouage, ne m'as pas vraiment soulagé.

Finalement, Moustik n'as même pas finis mon tatouage car je pleurais. Oui, j'étais vraiment une petite nature à l'époque. Il s'est arrêté aux contours et m'as dit de revenir la semaine prochaine pour le remplissage. La scéance n'aura duré qu'une heure. Quelques minutes après il me faisait mon premier piercing.

Je me suis occupée de mon tatouage correctement par la suite, en mettant du cicatryl tous les jours dessus pendant trois semaines,sans l'exposer au soleil pendant un bon moment.

Pendant les deux ou trois années qui suivirent, beaucoup de gens furent abasourdis en sachant que j'avais déjà un si grand tatouaage pour mon jeune âge. Certains pensèrent même qu'il n'était pas vrai et grattaient le motif pour voir s'il s'enlevait ou pas ! Evidemment, mes copines et copains de classes étaient sciés...

Aujourd'hui encore je n'ai toujours que les contours de mon grand tribal. Je ne suis jamais retourné me faire remplir mon tatouage car ma mère n'était plus d'accord. Maintenant je suis majeur, et je ne crois pas que je ferais remplir ce tatouage car je trouve ce motif tribal dans le bas du dos trop commun et vu qu'il n'y as que les contours de fait, je pourrais me le faire recouvrir sans trop de poblèmes car je voudrais une très grande pièce traditionnelle orientale pour mon dos. Et il n'est pas si affreux tel qu' il est.

Depuis je suis repassée sous les dermographes et je gère beaucoup mieux les sensations du tatouage ! C'est plus facile, quand on veut vraiment de tout son coeur le motif désiré...

Details

submitted by: Anonymous
on: 21 Dec. 2008
in Tattoos

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Artist: Moustik
Studio: Moustik+Tattoos
Location: La+Roche+sur+Yon%2C+France

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